mercredi 27 février 2013

TBI : Obstacle ou Outil ?

Dernièrement, j'ai lu une phrase qui m'a bien fait réfléchir « le TBI : une très bonne idée ou tout bonnement inutile ». Les opinions sont très partagées en ce qui concerne l'arrivée des TBI dans les classes. Certains diront que c'est de l'argent gaspillé et d'autres considèrent que c'est un outil indispensable dans notre société moderne. Au dernier cours, monsieur Viens nous l'a brièvement présenté et il a mentionné quelques limites et quelques avantages.

Lors de mes recherches sur le sujet, j'ai été impressionnée par le nombre ahurissant de sites, de logiciels et de « gadgets » disponibles (gratuits et payants) pour améliorer notre « expérience » avec ce « nouveau » tableau. (Par exemple, le site suivant rassemble une quantité incroyable de sites en lien avec le TBI : http://carrefour-education.qc.ca/recherchetbi)

Je crois donc qu'une des plus grandes difficultés des enseignants est de se retrouver parmi toutes ses ressources. Les formations sont brèves et normalement plutôt en lien avec les fonctions de base du tableau (très technique). Selon une recherche, il y a seulement 26 % des enseignants qui ont assisté à une première formation et cette situation varie énormément d'une commission scolaire à l'autre (voir : http://www.youtube.com/user/recitus/feed). Il y a encore beaucoup de travail à faire pour que les enseignants se sentent compétents avec les TIC.

Il faut apprendre à l'utiliser d'une manière pédagogique. Il ne faut pas seulement reproduire de « vieille » activité. Il faut agir différemment. Les TIC évoluent, la société se modifie et nous devons nous adapter et enseigner nos élèves selon leurs besoins. J'ai trouvé une capsule bien intéressante qui mentionne que plusieurs enseignants emploient le TBI comme un simple projecteur. Il faut pousser plus loin. Comment pouvons-nous l'utiliser pour enrichir notre enseignement? « Le TBI permet à nous et à nos élèves de construire, de coconstruire, de créer, de garder des traces de ses démarches, etc. Il permet de varier les tâches proposées et d'ouvrir sa pratique pédagogique. Pour atteindre des objectifs, l'enfant doit avoir un véritable accès à celui-ci. » (http://www.treaqfp.qc.ca/113/pdf/Coup_oeil_oct10/TBI_en_education.pdf)

Je pense qu'il faut aller de l'avant. Il faut seulement trouver un équilibre entre le temps investi à l'utilisation de ses TIC et la valeur ajoutée que ça apporte à notre enseignement. Ainsi, tout le monde est gagnant.

Finalement, je vous invite à écouter une présentation intéressante qui s'intitule : moderniser sa pratique pédagogique avec les TIC. Elle a été produite par un conseiller pédagogique qui s'appelle Marc-André Lalande et je trouve qu'elle fait réfléchir sur les façons de procéder dans les classes et propose des solutions pour les améliorer. http://www2.recitfga.qc.ca/spip.php?rubrique514

jeudi 21 février 2013

La technologie au service de l'éducation

Voici une courte citation que j'ai bien aimée : « La différenciation pédagogique, c’est l’alternative à privilégier entre ce qui s’est déjà fait et ce qu’il ne faut pas faire, « entre un enseignement inefficace, totalement magistral, tout-le-monde-en-même-temps, et la-même-chose, de la-même-manière et un enseignement individualisé, chacun-servi-individuellement, là-où-il-en-est-et-à-sa-manière-à-lui » (Bolduc et Van Neste 2002, p. 25). » Bref, on doit prendre le temps de réfléchir, de questionner, d'observer, d'évaluer... ce qui se passe dans nos salles de classe. Est-ce que nos interventions et nos méthodes pédagogiques sont adaptées aux besoins de nos élèves? Comment pouvons-nous les aider à réussir un peu mieux chaque jour? Pouvons-nous faire différemment?

Je suis vraiment convaincue que les TIC ne sont pas la réponse miracle pour résoudre toutes les difficultés que rencontrent nos élèves. Cependant, il a été prouvé à maintes reprises maintenant que les technologies peuvent vraiment apporter un soutien incroyable autant aux élèves qu'aux enseignants. Il faut prendre le temps de s'informer. On peut  regarder ce qui se fait ailleurs pour s'en inspirer. Il existe des sites permettant aux enseignants de s'entraider et de discuter au sujet de l'utilisation des TIC. On permet sans même réfléchir aux personnes malvoyantes d'avoir en classe un ordinateur lui permettant d'agrandir les lettres de ses textes. Les élèves ayant d'autres difficultés ou déficiences ont aussi le droit d'avoir des aides technologiques qui sont adaptées à eux.

Voici quelques exemples où les technologies peuvent participer à la différenciation pédagogique. On permet à un élève :

·         d'ajuster l'écriture d'un texte (grosseur des lettres, modifiez la couleur...)

·         d'avoir plus de soutien lorsque nécessaire (exemple : logiciel de correction, de prédication de mots, de synthèse vocale)

·         de varier le niveau de difficulté de ses exercices.

·         d'utiliser d'autres sens (vue, ouïe, toucher) pour rendre les notions enseignées plus concrète et accessible.

·         d'utiliser un aide technologique pour compenser ses difficultés motrices (ex. : taper un texte au lieu de l'écrire avec un crayon)

·         d'avoir de l'aide pour être plus organisé ou structuré (ex.: Agenda électronique avec des alarmes programmées pour lui rappeler d'effectuer certaines tâches, horloge ou calendrier adapté...)
La liste peut évidemment continuer. Ma maman m'a toujours dit qu'il y a une solution à tous les problèmes, même si parfois elles sont difficiles à trouver. Il suffit d'utiliser son imagination. Je le crois. On travaille avec des êtres humains, il faut être sensible, équitable et réaliste (respectez ses limites et celles des élèves). Il faut oser voir la vie différemment.

mardi 12 février 2013

« Identité numérique : Qui êtes-vous sur le Web »

Au dernier cours, monsieur Alain Stockless a parlé des traces qu'on pouvait laisser sur Internet et qu'il fallait être conscient de nos actes. Cela m'a fait réfléchir. De plus, j'ai trouvé un dossier traitant du sujet. Il s'intitule « Identité numérique : Qui êtes-vous sur le Web? ». C'est simple et bien écrit. Selon l'auteure, Audrey Miller, il est impossible d'empêcher les enfants d'aller sur Internet et de toujours les surveiller pour les protéger de tous les dangers. On ne peut pas vivre dans une bulle. Cependant, on doit leur montrer les règles de base de la communication, de la politesse et de la protection sur l'Internet. Il faut leur expliquer clairement et leur faire comprendre les conséquences de leurs gestes. Elle aborde aussi le problème de la cyberintimidation. À la fin de l'article, on retrouve une bonne liste de ressources pour sensibiliser les enfants à cette réalité. Il y a des jeux en lignes, des suggestions d'articles, quelques organismes dédiés à la cause, etc.

                Les enfants pensent souvent que c'est des histoires pour leur faire peur et que les adultes exagèrent. L'année passée, j'ai fait un stage en 5e année du primaire. Les élèves ont eu un atelier avec une policière sur le sujet de la cyberintimidation. Elle a demandé aux enfants ce qu'ils connaissaient sur le sujet.  À leur grande surprise, tout le monde connaissait personnellement au moins une personne qui en avait vécu. Il y a même une jeune fille dans la classe qui n'a plus le droit d'aller sur les réseaux sociaux, car elle s'est fait voler son identité l'année dernière. Un individu a utilisé son nom, ses photos, etc., et il a créé une page web où il écrivait des bêtises.  Ce fut difficile pour toute la famille. Les policiers ont réussi à procéder à des arrestations.

Voici l'article et 2 autres liens Internet intéressants sur le sujet :

·         « Identité numérique : Qui êtes-vous sur le Web »
·      Qu'est-ce que la nétiquette?
http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/internet/netiquet.htm
 

·       Le service de police de Montréal : courtes explications du point de vue de la loi et d'autres liens sur le sujet
 http://www.spvm.qc.ca/fr/jeunesse/ado-Cyberintimidation.asp

mardi 5 février 2013

L'équilibre : TPACK

Il y a deux questions à la fin du petit vidéo que j'ai trouvé vraiment très intéressantes :

1-      Comment mobiliser les savoirs technologiques, pédagogiques et les savoirs de contenu de manière à soutenir efficacement le Programme de formation de l'école québécoise?

2-      Comment articuler ces divers savoirs de manière à être un bon enseignant pour nos élèves du 21e siècle?

Premièrement, on apprend dans cette séquence qu'il faut trouver l'« équilibre » entre trois grands domaines (3 dimensions et 4 sous-domaines) de savoirs pour être un bon enseignant de nos jours : les savoirs technologiques (ex. : utiliser un ordinateur ou un logiciel correctement), les savoirs pédagogiques (ex. : notions qui permettent de savoir de quelle manière enseigner) et les savoirs de contenus disciplinaires.

Deuxièmement, il faut bien connaître les besoins des élèves dans sa classe. L'éducation doit s'adapter à un monde en constante évolution. Tout va très vite, mais heureusement nos moyens de communication et de création s'améliorent et sont de plus en plus efficaces.

Troisièmement, il faut choisir le type d'activité qui conviendra le mieux pour atteindre nos objectifs. Nous devons susciter, alimenter et entretenir le goût d'apprendre. Ce modèle aide à prendre conscience de nos forces et de nos faiblesses en tant qu'enseignant.

Quatrièmement, je réalise qu'on doit vraiment travailler en équipe avec les gens qui nous entourent. Il faut établir son propre réseau de contacts. On est jamais seul, car il y a des milliers d'enseignants dans le monde. Chacun fait différemment, ainsi on peut s'entraider, partager ses idées et s'inspirer des réussites de tous.

Voici un exemple incroyable que j'ai trouvé lors de mes recherches :

Depuis 4 ans, l'école C.A.H.M. (Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska au Nouveau-Brunswick) organise un colloque sur l'utilisation des TIC. Ils présentent les divers projets qu'ils font en classe. Ils ont investi des sommes d'argent importantes pour « brancher » leurs classes. Des enseignants de plusieurs pays francophones y ont assisté. Cette année, ils ont même reçu Thierry Karsenti comme conférencier (titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et des communications et enseignant à l'Université de Montréal).  

Je vous laisse l'adresse du site de l'école si vous voulez en apprendre plus : http://apprendrepourlavie.com
 
De plus, j'ai aussi trouvé un autre vidéo qui s'intitule « Réalisez-vous? Le web 2.0 à l'école... Pour voir l'éducation autrement... » Celui-ci montre clairement la vision et la mission de cette école.